Un Territoire: 3 Sous Bassins Versant
Le territoire du SIAV2A peut s'analyser à l'échelle des trois sous bassins versants qui le composent:
- La Moyenne Vallée de l'Aveyron depuis l'aval de Rodez jusqu'aux portes de Villefranche de Rouergue (59 km),
- La Basse Vallée de l'Aveyron depuis Vilefranche de Rouergue jusqu'à la confluence du Viaur (38 km),
- La Vallée de l'Alzou, affluent rive droite de l'Aveyron, débouchant dans cette dernière à hauteur de Villefranche de Rouergue (43 km).
1) La Moyenne Vallée de l'Aveyron

Aveyron en amont du Pont de Mirabel, déc 2004 (RIGNAC)
Tout au long de son parcours, l’Aveyron est ponctué d’un nombre considérable de chaussées d’anciens moulins. Au fil du temps, l’écosystème rivière s’est adapté aux différentes variations du profil en long, générées par la présence de ces seuils artificiels (alternances de zones lothiques et lenthiques).
En 1995, l’étude diagnostic du cours d’eau, réalisée par le SATESE rivières, fait état d’un déficit considérable d’entretien. Les contraintes d’accessibilité à la rivière rencontrées sur la majorité du parcours, accentuent le phénomène d’abandon progressif de la ripisylve. Ce constat est d’autant plus visible dans les secteurs de gorges : aval du Pont de Mirabel, amont de Compolibat, Pont du Cayla, Pont de Vèzis.
Une autre inquiétude concerne le devenir des chaussées d’anciens moulins. Si certaines d’entre elles ont pu être restaurées dans le cadre de l’aménagement de micro-centrales, d’autres au contraire, subissent une dégradation progressive.
2) La Basse Vallée de l'Aveyron
Depuis la limite communale amont de Villefranche de Rouergue jusqu’à la confluence du Viaur, la Basse Vallée de l’Aveyron offre un parcours remarquable et varié.
Sur ce linéaire, l’Aveyron fait apparaître trois principaux faciès de ripisylve :
- de profondes gorges couvertes d’un dense manteau forestier jalonnent la rivière à l’amont immédiat de Villefranche de Rouergue et à l’aval de Monteils, jusqu’à la confluence du Viaur.
- un secteur canalisé présente une ripisylve globalement inexistante (berges inertes composées d'une succession de murs et enrochements) au cœur même de Villefranche de Rouergue, et ceci jusqu’au Pont de la Madeleine.
- la vallée s’ouvre subitement pour laisser place à une large plaine alluviale depuis l’aval de Villefranche, jusqu’à Monteils.
Plaine alluviale de l'Aveyron au village de Monteils, mars 2001
Comme pour la Moyenne Vallée, les secteurs de gorges présentent un linéaire globalement vieillissant, méritant d’être régénéré (présence de nombreux arbres secs sur pied). Cependant, les conditions d’accès rendent les interventions à la fois difficiles et coûteuses.
C’est sur la plaine alluviale, à l’aval de Villefranche que subsistent les plus graves problèmes d’instabilité de berges. Nous recensons un long secteur sur lequel la végétation se limite à un simple alignement de peupliers, avec de larges interstices privés de toute végétation arbustive ou arborescente. Ces dernières années, ce secteur a vu la mise en place d’un nombre considérable d’aménagements de protection de berge (avec une priorité croissante aux techniques de génie végétal mises en oeuvre entre 1997 et 2002).
3) La Vallée de l'Alzou
Le cours d’eau s’élargit progressivement en empruntant un paysage typiquement agricole (plaines et vallons). Ce n’est qu’une dizaine de kilomètres en amont de sa confluence avec l’Aveyron, que la rivière entre dans un paysage de gorges, à faciès forestier.

Gorges de l'Alzou sous Manhols, avril 2005 (MALEVILLE)
Les modifications de pentes générées par la rectification du tracé, ont localement bouleversé les équilibres hydrodynamiques, surtout lorsque des mesures d’accompagnement ne sont pas intégrées aux travaux.
Les conséquences de ce type d’interventions sont aujourd’hui dommageables pour l’écologie et l’économie du cours d’eau :
- augmentation de la pente et des vitesses d’écoulement (développement d’érosions)
- érosion régressive (phénomènes d’enfoncement du lit et dépôt des matériaux charriés).
Seul le dernier quart du cours d’eau retrouve un faciès plus naturel, dans un paysage refermé, et par conséquent abandonné (phénomène de vieillissement de laripisylve).